Le décodage

Cas pratique

Mme Parodontie

Je reçois en octobre 2019 une femme de 60 ans, mariée, avec quatre enfants, qui est à la retraite. Elle consulte pour un problème de parodontie. Ses gencives se rétractent depuis 1 an à la limite du déchaussement des dents.

Le principe du décodage est de s’appuyer sur la fonction de l’organe touché par le symptôme pour en déduire des hypothèses. Par conséquent la question à se poser dans le cas qui nous intéresse est : « Qu’est-ce que le parodonte, quel est son rôle, sa fonction ? ».

Le parodonte est l’ensemble des tissus de soutien de la dent, il contient l’os alvéolaire des mâchoires, le ligament alvéolo-dentaire, la gencive et le cément de la racine dentaire, ainsi que des éléments nerveux. Ces tissus de soutien ont pour fonction de soutenir, protéger, donner de la valeur. La bouche représente, quant à elle, la communication, la parole et la possibilité d’attraper le morceau de nourriture.

Ici la biologie fait disparaître et réduire ces tissus comme s’ils étaient inutiles. On peut faire l’hypothèse que la personne vit une situation dans laquelle sa parole n’a pas de valeur, pas de poids ou que sa parole ne peut pas soutenir et protéger.

Je cherche l’origine émotionnelle de cette réaction de la biologie (le choc déclenchant) et la mémoire qui est à l’origine de cette réaction (le choc programmant).

Son symptôme s’est déclenché à la période où ses 2 enfants aînés lui disent qu’ils souhaitent avoir un enfant avec leur conjoint. A partir de ce moment et dans les mois qui suivent, ses gencives commencent à se rétracter.

A partir de l’hypothèse que je propose à ma patiente, elle retrouve l’instant précis où elle ressent que sa parole n’a pas de poids car elle ne pourra pas les soutenir.

En connectant cette patiente à son ressenti lorsque ses enfants lui donnent cette information, elle ressent une forte émotion et me dit qu’elle a peur de ne pas pouvoir leur donner les bons conseils pour les accompagner pendant les grossesses et pour s’occuper de leurs bébés.

Je continue à écouter ce ressenti, sa « parole de mère n’a pas de valeur pour accompagner ses enfants dans leur rôle de parents ». En restant connectés à cette émotion, cette sensation, nous laissons l’inconscient nous amener, dans son histoire, à la toute première fois où ce ressenti est apparu. Nous arrivons au moment où elle-même devient mère de son 1er enfant et où elle ressent le manque de sa propre mère, décédée quelques années auparavant. Elle me dit qu’elle aurait aimé entendre les conseils de sa mère, elle a souffert de l’absence de sa mère à ses côtés pour lui dire comment faire pendant la grossesse et pour s’occuper de son bébé. On a donc retrouvé le moment figé dans le passé où cette femme a souffert de ne pas recevoir les conseils de sa mère. Elle a imprimé en elle, à ce moment-là, que dans le cadre de la maternité, sa parole n’a pas de valeur puisqu’elle n’a pas reçu la parole de sa mère.

En exprimant ses émotions, ses sensations et le ressenti de ce moment difficile, elle se sent mieux, plus détendue mais encore triste. Je lui propose de l’accompagner en imaginant que sa mère revient à ses côtés au moment où elle accouche, pour prendre le temps de recevoir ses conseils, son amour et tout ce qu’elle aurait eu besoin de recevoir à ce moment-là.   Cette étape a permis de retrouver sa sérénité, de   reprendre confiance dans ses capacités à accompagner et soutenir par la parole ses enfants dans leur maternité.
Quelque temps plus tard son dentiste a été très surpris de voir que la rétraction de ses gencives s’était arrêtée. Son corps n’avait plus besoin de mettre en place une solution pour répondre au problème émotionnel.

Résumé :

Mme X a une parodontie, elle me dit que cela a commencé lorsque ses enfants souhaitent devenir parents. Le décodage du parodonte est lié à la valeur de la parole, elle ne peut pas soutenir et protéger avec la parole. Pendant la séance elle ressent que sa parole n’a pas valeur pour accompagner ses enfants dans ce projet de maternité puisqu’elle-même n’a pas eu sa mère à ses côtés lorsqu’elle a eu ses propres enfants. La prise de conscience du lien entre symptôme   et émotions, ainsi que la libération de son ressenti et la transformation de ses croyances ont permis à sa biologie de stopper la réduction des gencives.

Frédérique Pic, Thérapeute en décodage biologique et hypnose à Meylan (38 Isère).

Trouble de l’endormissement

De nombreuses personnes se plaignent d’insomnie. Cela peut provenir de plusieurs causes. Pour les déterminer le diagnostic d’un médecin est indispensable : les règles d’hygiène du sommeil sont-elles respectées ? Y-a-t il une dépression sous-jacente ? S’agit-il d’un problème organique ou de douleurs ?

En règle générale, les phases d’endormissement correspondent à un refroidissement de notre corps et une activité cérébrale qui commence à ralentir. C’est souvent durant cette phase intermédiaire entre l’état de veille et l’état de sommeil que l’on trouve le problème de l’endormissement, c’est celle que nous allons explorer.
Le décodage biologique s’appuie sur la logique du symptôme. Et la question à se poser est : « Quelle est l’utilité de ne pas s’endormir ? », qu’est ce qui se passe lors de cette phase du début du sommeil ? Selon certains, c’est une cacophonie de pensées avec ou sans thème, d’autres racontent des impressions ou des sensations bizarres, d’autres encore « ne savent pas ».

Madame Perfection décrit cette phase d’endormissement comme la remémoration de sa journée professionnelle, et surtout la manière dont elle juge son travail qui, selon elle, doit être parfait. A la question : « En quoi est-ce important que le travail soit parfait ? » la question est posée plusieurs fois et de manière différente, elle répond enfin : « J’ai besoin de reconnaissance ». L’utilité du symptôme est claire dans ce cas : « Pour que l’on reconnaisse ma valeur, je dois faire un travail parfait. Je vais repasser ma journée professionnelle pour repérer les moments où je n’ai pas travaillé suffisamment bien, de manière à m’améliorer la fois suivante ». La séance thérapeutique a consisté à retrouver ce moment où s’est mis en place ce besoin de reconnaissance et le corriger. On notera que les personnes qui font un « burn out » ont un peu ce type de structure.

Monsieur Sécurité, lui, rumine les problèmes de ses enfants et de son entourage. Recherchant l’utilité ou au moins la logique du symptôme on découvre qu’il parle des siens en termes de danger. Il ressasse les moyens de les mettre à l’abri. En effet, sa carrière professionnelle est structurée sur la sécurité (service de sécurité d’une mine, pompier professionnel, sécurité des magasins) et sa vie familiale aussi. Le moment de mise en place de cette croyance « Je
dois assurer la sécurité de tout le monde » a été retrouvé et traité.

Madame Coupable, elle, se reproche de ne pas avoir su se rendre compte qu’un membre de sa famille était en danger et de ne pas avoir pu empêcher son suicide. La culpabilité est un ressenti qui provoque de nombreux états d’anxiété dont il est difficile de se débarrasser. En effet quand c’est un juge qui condamne, une fois la peine purgée on sort de prison. Mais si c’est soi-même que l’on juge constamment, on se met soi-même en prison et on n’en sort pas. Dans ce cas le deuil n’était pas fait ; la séance a consisté à mener le deuil jusqu’au bout et vérifier que le sentiment de culpabilité avait disparu.

Madame Attente ne s’endort qu’à partir de quatre-cinq heures du matin et ne sait pas pourquoi. Elle parle d’angoisse et se sent seule. Durant la phase d’endormissement, elle n’a aucune pensée particulière cependant elle ne s’endort pas. A la question : « En quoi est-ce important de rester en veille  » , rien ne lui vient à l’esprit. En égrainant ensemble les heures qui passent de vingt-deux heures à quatre heures du matin, la même question lui est posée à chaque demi-heure : « Que se passe-t-il ? » . La réponse arrive enfin quand on atteint quatre heures : « Il ne rentrera pas ce soir » . Sept ans auparavant, cette dame a été quittée par son compagnon dans la soirée ; il avait emmené ses valises et elle l’a attendu toute la nuit. Pourquoi quatre heures du matin ? :  « Il n’est jamais rentré aussi tard » . Là, elle ne croit plus à son retour, il est inutile d’attendre davantage, alors elle s’endort. Une partie d’elle-même était restée bloquée cette nuit-là, la thérapie a consisté à faire le deuil de la relation.

Madame Peur, elle, ne s’endort qu’au petit matin. A la question :  « Qu’est-ce qui serait dramatique si vous vous endormez ? », remonte l’histoire d’une tentative d’étouffement. On comprend bien le lien qui se fait entre dormir, le risque de mourir, et la croyance qui en découle : « Pour ne pas revivre cet événement, je dois rester vigilante, consciente ». C’était une sorte de syndrome post- traumatique qui a été traité en tant que tel.

Comme nous le montre ces différents exemples, le décodage va rechercher l’utilité ou la logique du symptôme. Il n’a pas d’autre présupposé. Lors d’un traumatisme, il s’installe un blocage émotionnel et souvent une croyance associée, une décision pour le futur. Dans le cas des insomnies montrées dans cet article il ya une émotion bloquée (par exemple la culpabilité) ou une croyance (pour avoir de la valeur je dois être parfaite dans mon travail) ou les deux à la fois (peur de mourir et vigilance la nuit).

La thérapie consiste donc, dans un premier temps, à trouver l’utilité du symptôme et à s’appuyer sur les sensations. Puis, grâce à ce fil rouge on remonte à l’origine, à l’instant où le ressenti, l’émotion se sont installés et ont provoqué l’utilité du comportement ou de la maladie. Nos capacités d’adaptation sont extraordinaires de précision et parfaitement en cohérence avec le problème ; cependant, on s’aperçoit qu’elles sont souvent anachroniques et en relation avec un événement, une histoire qui n’est plus mais qui est resté bloquée quelque part en nous.

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A.I.P.D.B.S

L’Association Internationale des Praticiens en Décodage Biologique des Symptômes.

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